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Génétique et progression physique

Influence de la génétique

La génétique se définit comme la science qui traite tous les aspects liés aux gènes et aux propriétés héréditaires qu’un individu obtient de chez ses parents ou ses ancêtres. Cela signifie que tout élément qui compose le corps est programmé via des gènes qu’il s’agit de l’apparence ou du fonctionnement interne. On entend souvent des pratiquants de musculation pointer du doigt la génétique, du fait qu’elle ne présente pas pour eux des caractéristiques avantageuses pour une très bonne progression. Sans entrer dans trop de détails d’ordre technique, j’aborderai dans cet article plusieurs sujets étroitement liés à la génétique en mettant en évidence les facteurs qui influencent réellement les progrès physiques.

Génétique et progression physique

Dans la tête de bon nombre de pratiquants, la question suivante se pose souvent : Ma génétique aura-t-elle une influence sur ma progression physique ? La réponse est tout simplement : oui. Comme expliqué, la génétique entre en jeu pour définir toute la composition des cellules du corps, le fonctionnement des organes, les points « forts », les points « faibles » de chacun. Chaque individu dans ce monde, possède des limitations génétiques qui font qu’il ne pourra pas dépasser un certain seuil de force, de masse musculaire, de taux de masse grasse, une vitesse de métabolisme, … propres à lui.

Le but du jeu sera donc de s’approcher au mieux de cette limite, et de voir à quel point il pourra progresser pour y arriver. Bien entendu, parvenir à ce point n’est pas une mince affaire. Cela nécessite d’optimiser plusieurs systèmes pour espérer s’en approcher, et j’en parle dans cet article. Rendez-vous dans les prochains paragraphes pour prendre connaissance des facteurs déterminants et qui définiront avec de grandes chances votre potentiel en terme de progression physique.

Profil hormonal

Le profil hormonal reste à mon goût le facteur le plus décisif dans une transformation physique, d’un point de vue génétique. Et si je doit citer juste une seule hormone majeure, ce sera la testostérone. Cet hormone à forte caractéristique anabolisante (aide à la fabrication de tissus), intervient fortement dans le développement musculaire, la métabolisation des graisses (donc un métabolisme plus rapide), une force accrue, ainsi que des caractéristiques plus mentales : l’agressivité et la rage de vaincre, très utiles pour ressentir de la motivation et envoyer du lourd dans une séance d’entraînement (en profiter donc à bon escient). Pour un homme adulte (20 à 45 ans), le taux de production de testostérone se situerait en moyenne entre 3.00 – 8.50 µg/l. Avec l’âge, le taux de production diminue évidemment. Profitez-en donc dès votre jeunesse :).

Autant vous dire que si votre génétique vous dote d’une capacité à sécréter une quantité relativement élevée de testostérone par rapport à la moyenne, il y a de fortes chances, que vous ayez un grand potentiel pour bénéficier des avantages de cet hormone, et par conséquent, progresser plus facilement et plus rapidement. Cependant, vous ne bénéficierez de cet avantage, qu’en faisant attention à bien l’optimiser et améliorer son rendement. Pour plus de détails, je vous invite à lire mon article sur comment optimiser la récupération de son système hormonal.

Structure osseuse

Le squelette constitue la première armature interne du corps sur lequel se superpose l’ensemble des organes et notamment les muscles. Suivant la génétique de chacun, la structure osseuse aura tendance à être fine, épaisse, ou entre les deux. Avoir une structure osseuse épaisse permettra d’avoir une masse musculaire de base relativement plus élevée, mais aussi un plus grand potentiel pour construire de la masse musculaire. Cela s’explique par le fait que plus un os est épais, plus il aura la capacité à supporter une masse musculaire importante. En contrepartie, un os plus fin aura avec de plus grandes chances une musculature de base moins grande. Toutefois, cela ne limite pas forcément le potentiel de prise de masse. Il n’est possible de le déterminer qu’en essayant d’atteindre la limite génétique et en optimisant tous les facteurs permettant de le faire.

Longueur et insertions musculaires

La longueur d’un muscle se définit comme la longueur séparant entre le point de son origine (appelé point d’insertion) et le point où il se termine (point de terminaison). La génétique intervient également dans la détermination de ces points et définit donc la longueur de chaque muscle pour un individu. On parle souvent de deux familles de muscles : longs ou courts. Un muscle long, comme son appellation l’indique, est un muscle ayant un point de terminaison relativement bas par rapport à la longueur de l’os sur lequel il s’insère. En revanche, un muscle court se caractérise par un point de terminaison qui se finit relativement haut en comparaison à la longueur de l’os. Enfin, un schéma vaut mieux que milles mots :

Biceps court vs long

Comme présenté dans l’image, la longueur du muscle donne un aspect visuel différent entre un biceps long (gauche) et court (droit). Il en est de même pour l’ensemble des groupes musculaires du corps.

Maintenant, la question qui se pose chez bon nombre de pratiquants : la longueur d’un muscle aura-t-elle une influence sur son développement ? La longueur d’un muscle influencera certainement son potentiel d’hypertrophie. Un muscle ayant plus de longueur aura plus de chances de finir plus volumineux que son homologue court. Cependant, je ne parle que du potentiel général. Un muscle court peut tout aussi se développer correctement et être tout autant esthétique. Tout est question de proportion, d’équilibre et d’harmonie entre les différentes parties du corps.

Progresser, arrêter les comparaisons

Afin de mieux conclure cet article, je vous fournis un conseil très précieux : arrêter les comparaisons et faire avec ce que la nature vous a doté est le premier pas vers une progression garantie ! Au lieu de se cacher derrière l’excuse de la génétique et passer son temps à regarder ce que possède le voisin ou à vouloir ressembler à autrui, il serait plus important de fixer un objectif et de se focaliser sur un programme d’entraînement et de nutrition adapté, et faire au mieux pour le tenir sur le long terme. La génétique étant un facteur fixe et inchangeable , l’entraînement et la nutrition restent les seuls facteurs sur lesquels vous pourrez avoir du contrôle.

Il est bien plus productif de se concentrer sur la mise en place d’un nouveau environnement qui permettra au corps d’évoluer vers l’objectif souhaité que sur des détails constants dont vous n’êtes pas en mesure de modifier. Prendre le contrôle sur ce que vous pouvez changer, finira par vous permettre d’évoluer vers une version bien meilleure de vous. Vous devez donc être la référence par rapport à laquelle vous comparez votre progression au fil du temps. Et qui sait ? Il est possible que votre limite génétique vous permette une belle marge de progression. A vous de mettre toutes les chances de votre côté et de tenter de s’en approcher.

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